- Livre -

L'écho-l'eau

Richard Purdy

L'écho-l'eau

Mot du commissaire de l'exposition

En novembre 2009, Robert Trudel annonçait publiquement la fin de l’entente liant Espace Shawinigan au Musée des beaux-arts du Canada. Une alliance qui a été très profitable.


Apprenant la nouvelle, Richard Purdy décida de proposer à la Cité de l’énergie d’occuper les salles d’Espace Shawinigan avec ses œuvres réalisées au cours des dernières années.

Richard ne pouvait trouver meilleur endroit pour présenter une rétrospective de ses œuvres adaptées à ce lieu industriel. Et les lieux ne pouvaient trouver plus audacieux artiste que Richard pour leur donner un regard neuf, voire spectaculaire.

La première fois que je suis entré à Espace Shawinigan, j’ai été conquis par le potentiel de ce lieu. La médiation de l’art prenait le relai de la vocation originelle de cet édifice. L’art allait sauver le lieu.

La conversion de lieux industriels abandonnés en centre d’exposition n’est pas unique à Shawinigan. Elle est toutefois l’une des plus spacieuses en Amérique du Nord, à l’image de la prestigieuse Biennale d’art contemporain de Venise qui occupe d’anciens locaux militaires à l’Arsenal.

Dans L’écho-l’eaule fil conducteur de la démarche de Richard Purdy peut se résumer au mot « inversion » : une carte géographique du monde où les continents deviennent les mers et les mers les continents, des tableaux accrochés à l’envers qui se reflètent à l’endroit sur l’eau, un espace fermé qui se transforme en espace sidéral… 

Bravo à Robert Trudel et à son équipe pour avoir saisi dans l’œuvre de Richard Purdy une occasion extraordinaire de faire vivre aux amateurs d’art une expérience sensorielle et conceptuelle riche en émotions. 

Merci à Richard Purdy d’avoir donné de son temps et de son énergie pour réaliser une des plus merveilleuses expositions à se tenir à Shawinigan.

Denis Charland

 

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